Alexandre André Gusteau est né à Fontenay-le-Comte [Notre-Dame] le 14 octobre 1738 et il y est décédé le 8
juin 1824.
Il est le fils de André Gusteau, marchand, et de Perrine Marguerite Roulleau et aussi neveu de François Gusteau (Fontenay [Saint-Nicolas] 13 mars 1699 - Doix, 22 mars 1761 et prieur de Doix
pendant trente ans). Ce François Gusteau est particulièrement connu comme illustrateur des lettres poitevines, dont il fit imprimer les poésies. Il eut aussi un frère prêtre, vicaire au
Gué-de-Velluire. Sa sœur Florence Gusteau est mariée à François Bourdin, apothicaire, qui meurt en prison à l'abbaye de Celles-sur-Belle, le 14 genninal an II.
Vicaire de Sainte-Hermine en janvier 1764 puis curé au même lieu à partir d'août 1764, il succède à Denis Roulleau (parent de sa mère ?) qui continue à signer le registre : «ancien curé» et
qui décède le 12 septembre 1770 : «ancien curé, 80 ans ». Il célèbre à Fontenay, paroisse Notre-Dame, le 17 août 1769, le mariage de sa sœur, Florence Gusteau avec François Bourdin, de Marans,
fils d'un chirurgien.
En 1773 une mission des Montfortains a lieu à Sainte-Hermine (Haquet, p. 116). Il est présent à Poitiers en mars 1789, fondé de pouvoir de Boucquié, curé de Nalliers, et de Blanchard, curé de
Bellenoue. Il prête le serment civique en juillet 1790 mais refuse celui à la constitution civile du clergé.
Sa dernière signature sur le registre de Sainte-Hermine est du 14 mai 1792
[Le 10 mai 1792, Gusteau avait refusé de baptiser une enfant dont le parrain était le curé constitutionnel intrus de Saint-Herman, O'Keane ; la municipalité avait requis Tanguy, curé
constitutionnel intrus de Saint-Juire, pour administrer le sacrement voir photo ci dessus]. Il doit s'exiler en Espagne et s'embarque aux Sables-d'Olonne, le 11 septembre 1792, sur la
Marie-Gabrielle. Rentré en 1801, il tient un registre de catholicité à Sainte-Hermine, à partir de janvier 1802. Il prête le serment concordataire en tant que curé de Sainte-Hermine à Fontenay,
le 27 avril 1803.
Il cesse ses fonctions à Sainte-Hermine en octobre 1813.
Il est
ensuite curé d'Auzay et se retire à Fontenay. Il décéde à Fontenay-le-Comte, village de Rouchereau, et il est dit dans l'acte: « prêtre, âgé de 85 ans ». C'est l'auteur de remarques sur l'état de
santé de la population, AN D VI (54) 581. Voir aussi ses commentaires sur les «
remèdes» employés contre la rage. Dehergne, Le Bas-Poitou à la veille de la Révolution, p. 114. AD 85, 1 Q 567 et 1110.
Sources : De Mercy, 391. Chassin, G III. SEV, 1868-69, p. 217-218.
D'après les notes de Jean Artarit.
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Il prête serment à la constitution et devient le curé
constitutionnel de La Réorthe, le 9 juillet 1791. Électeur du canton de La Jaudonnière en septembre 1792 et officier public de la commune.
Curé de La Réorthe depuis octobre 1764, il succède à
Etienne René Coutocheau décédé le 15 août 1764. En décembre 1766 il dénonce le médecin Moisand, mauvais « nouveau converti » de sa paroisse, qui « refuse d'envoyer sa fille âgée de onze ans à nos
instructions ». La Mission des Montfortains en mars-avril 1773 lui vaut cette appréciation : «excellent curé, mission médiocre» (Haquet, p. 116). Il est représenté à l'assemblée du clergé à
Poitiers, en mars 1789, par Pierre Boursier, curé des Moutiers-sur-Lay.
A partir d'avril 1783 il succède à Nicolas
François Devernede et devient curé de Saint-Juire. Son prédécesseur était décédé le 24 janvier 1783. Il est présent à Poitiers en mars 1789, fondé de pouvoir de son cousin, Jean
Louis Marchais, curé de Saint-Jean-de-Beugné, et de Rouzeau du Boisorin, curé de Sainte-Gemme-la-Plaine. Il célèbre le mariage de sa cousine germaine, Jeanne Thérèse Marchais avec Jacques
Veillet, à La Chapelle-Palluau, le 10 septembre 1789. Son cousin germain, Jean Louis Marchais, curé de Saint-Jean-de-Beugné, frère de la mariée, est présent. Il refuse le serment
constitutionnel.
Lars-en-Sainte-Hermine
depuis février 1776, succède à René Bourasseau, décédé le 18 février 1776. Le 18 septembre 1787, à Landeronde, il marie son frère, Olivier Emmanuel Delaroze, majeur, né le 1er janvier 1752 à
Aizenay, fils des cités plus haut, notaire et greffier d'Aizenay [notaire et procureur du Marquisat d'Aizenay depuis 1778] et décédé à Aizenay le 4 août 1812, qui sera maire d'Aizenay en l'an VI,
avec Marie Aimée Rose Gautier, fille d'un notaire de Venansault. Il signe l'acte: «Delaroze, curé de Saint-Martin-Lars, frère de l'époux ».
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